Je vais passer ces 6 mois de stage à Valparaiso (le bijou du Pacifique !), avec un organisme de recherche en agronomie Montpellierain, le CIRAD, dans une unité tournée vers le développement durable et l'environnement. Je travaille sur la fin d'un projet sur les modalités de conservation in situ (c'est à dire, dans la ferme, par les agriculteurs) de la diversité des variétés de quinoa. Le quinoa est cultivé au Chili depuis plusieurs millénaires et c'était une plante sacrée des civilisations pré-colombiennes. Mais aujourd'hui, si la production est plus que développée en Bolivie ou au Pérou, le quinoa au Chili tombe dans l'oubli (d'ailleurs, la plupart des Chiliens avec qui j'ai discuté ne le connaissent pas), et le nombre de variétés cultivées diminue...
Maintenant que j'ai posé le décors, qu'est-ce qui se passe à Valparaiso ? ... par un mois d'Aout (et d'hiver) frisquet mais ensoleillé...
Valparaiso est une ville portuaire et la deuxième ville du Chili après Santiago. C'est une ville qui est célèbre pour plusieurs raisons :
- C'est le port principal du Chili (d'ailleurs, autour de 13h, Valparaiso sent le poisson !) et il y a aussi plusieurs bâtiments administratifs : Le congrès national et l'Armada par exemple.
| L'Armada, sur la place Sotomayor |
- Le centre est classé au patrimoine culturel de l'humanité depuis 2003
- La ville est complètement pittoresque, avec des maisons multicolores, organisée sur des collines (les cerros) qui sont reliées entre elles par des ascenseurs. (pas que ce soit bien loin ! Les ascenseurs sont plutôt faits pour transporter des objets lourds)
- Ce fut le repère de plusieurs artistes, et en particulier Pablo Neruda, qui y avait une maison, la Sebastiana. (Aujourd'hui, c'est un musée, que je n'ai toujours pas visité,... Honte à moi !)
| La vue depuis la fenêtre |
| L'institut de géographie, en paro ! |
Il y a beaucoup de manifestations avec de violents affronts entre la police et les jeunes, beaucoup de gaz lacrymos et de karchers, et, parait-il, beaucoup d'agents infiltrés parmi les manifestants (!). L'institut de géographie de l'université catholique, dans lequel sont nos bureaux, n'échappe pas à la règle : c'est même l'un des plus actifs !
J'essaierai de vous raconter ce qu'il m'arrive ici régulièrement !
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